La campagne pour l'élection présidentielle de 2027 est lancée. Alors que les candidats se mettent en ordre de marche et affinent leurs programmes, cet observatoire suivra leurs propositions relatives à l'assurance, au sens large, ainsi que toutes les mesures susceptibles d'avoir un impact sur l'écosystème assurantiel français.

Notre analyse repose exclusivement sur des sources identifiables : programme officiel, discours ou entretien retranscrit, proposition de loi, amendement, vote ou communiqué. Les articles de presse peuvent nous conduire à ces documents, mais ne sauraient s'y substituer.

Nous veillons également à replacer chaque proposition dans son contexte. Un engagement formulé lors de la présidentielle de 2022 ne constitue pas, en lui-même, une position pour 2027. De même, une mesure défendue pendant les élections législatives de 2024, comme la « mutuelle à un euro », ne devient pas automatiquement une promesse présidentielle. Nous la référençons, la datons et l'attribuons à la campagne concernée, sans en détourner la portée.

Cet observatoire n'est ni une tribune, ni un classement, ni le prolongement du programme d'un cabinet. Il propose un suivi factuel, sourcé et régulièrement actualisé jusqu'à l'élection présidentielle.

Dernière mise à jour : 31 août 2026.

Méthode

Nous ne publions une proposition que lorsqu'une source primaire l'établit : programme officiel, discours ou entretien retranscrit, proposition de loi, amendement, vote, communiqué. Un article de presse peut y conduire. Il ne s'y substitue pas.

Nous distinguons trois niveaux d'engagement, et nous ne les confondons pas. Un engagement 2027 figure dans un document programmatique présidentiel. Une position 2024-2026 a été votée, déposée ou déclarée, sans être encore un programme. Un élément historique appartient à une campagne ou à une fonction antérieure ; il n'est cité que s'il est encore revendiqué, et toujours daté.

Le vide se dit : quand un axe n'a donné lieu à aucune proposition lue, nous l'écrivons. Ce n'est pas un défaut de fabrication, c'est un résultat.

Les contradictions se publient : deux dates, deux formulations, un candidat et son parti, nous les donnons toutes les deux, sans trancher.

L'intelligence artificielle cherche : elle parcourt des sites de campagne, des séances, des PDF et des archives, à une échelle qu'une petite équipe ne tiendrait pas. La source lue décide. Aucune proposition ne vient de la mémoire d'un modèle. Si la page n'a pas été ouverte, la ligne n'existe pas.

Le Cabinet Devorsine est mandataire du client, jamais d'un camp. Sur le hub, l'observatoire ne dit pas ce qu'il faut penser d'une proposition. L'analyse d'impact (courtiers et assureurs) est dans les fiches, mesure par mesure.

Cinq axes

Nous lisons cinq axes. La santé et la complémentaire : ce que l'Assurance maladie obligatoire laisse, ce que les organismes complémentaires portent, ce que le ménage paie encore. La retraite, la prévoyance et la dépendance : l'âge, la durée, la capitalisation, les arrêts de travail, le grand âge. Les risques climatiques et agricoles : le régime des catastrophes naturelles, la surprime, l'assurance récolte, l'urbanisme en zone exposée. Les biens et la responsabilité : le courtage, les collectivités. La transmission et l'épargne : l'assurance vie et la transmission, l'épargne.

Ce que cette première version documente

À ce stade, il n'existe pas de doctrine assurantielle constituée chez la plupart des candidats. Quatre axes sur cinq sont quasi vides. La retraite, sous l'angle de l'âge et de la capitalisation, est le seul sujet vraiment investi.

Peu de programmes présidentiels sont publiés au 31 août 2026. Des corpus circulant sous l'étiquette 2027 sont, à la vérification, des programmes de 2022 ou d'élection européenne de 2024. Nous le signalons dans les fiches concernées.

Le climat n'est documenté que chez deux ou trois candidats. La complémentaire santé, l'assurance de dommages, la fiscalité de l'assurance vie, le courtage restent, à de rares exceptions, sans proposition documentée.

Marine Le Pen

Marine Le Pen est candidate. Elle a participé, en cette qualité, au débat des candidats devant le Medef le 27 août 2026. Aucun programme présidentiel 2027 n'est publié. Le site marinelepen.com, au 31 août 2026, ne contient qu'un formulaire d'adhésion et l'annonce d'un meeting. Les agrégateurs qui affichent un « programme 2027 » reprennent les 22 mesures de 2022. Nous ne les retenons pas.

La proposition la plus directement assurantielle porte sur la fiscalité des complémentaires. Le contre-budget 2026 du groupe Rassemblement national, daté du 23 octobre 2025, demande la suppression de la taxe sur les organismes complémentaires d'assurance maladie, chiffrée 1,020 milliard d'euros. C'est une note de groupe, pas un document personnel. Le même texte transforme l'AME en aide médicale d'urgence, contrôle l'éligibilité à l'ALD et préserve la niche fiscale sur les indemnités journalières des assurés en ALD. Le groupe s'est opposé, en octobre 2025, à l'extension et au doublement des franchises médicales. Aucune source consultée n'établit de position sur la grande Sécu, l'ANI de 2013, les contrats responsables, le 100 % Santé ou la taxe de solidarité additionnelle en régime permanent.

Sur les retraites, elle a exposé, le 27 août 2026 devant le Medef, un départ à 60 ans et 40 annuités pour les carrières commencées avant 20 ans, progressif jusqu'à 62 ans et 42 annuités, au coût assumé de 9 milliards d'euros. Aucun verbatim officiel de ce débat n'a été localisé. Le 14 juin 2026, sur France 3, elle ouvre à une part de capitalisation volontaire, complémentaire, non substitutive. Aucun véhicule, aucun régime fiscal, aucun cadre de gestion n'est précisé. Jordan Bardella, le 28 mai 2026 sur LCI, déclare que « l'âge de départ ne veut rien dire » et substitue la durée de cotisation à l'âge légal.

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Édouard Philippe

Édouard Philippe a déclaré sa candidature en septembre 2024. Un programme est publié, en quatre priorités. Aucune n'est rédigée sous l'angle de l'assurance.

La proposition la plus directement assurantielle porte sur les retraites. Il s'agit de garantir l'équilibre du système en travaillant davantage, en tenant compte de la diversité des carrières, et de créer un pilier de capitalisation représentant 10 à 15 % des pensions d'ici quinze ans, la gestion de l'équilibre étant confiée aux partenaires sociaux. Le programme ne nomme ni le véhicule, PER, fonds de pension ou régime collectif, ni le caractère obligatoire ou facultatif, ni les gestionnaires. En 2021, il citait encore un âge de 65, 66 ou 67 ans. Le texte de 2026 n'en affiche aucun. Fin août 2026, il a proposé de renforcer les jours de carence non indemnisés. Cette mesure déplacerait, de fait, une part de la charge vers la prévoyance collective. Aucune source consultée n'indique qu'il ait abordé cette conséquence.

Sur la santé, le programme se borne à dépenser mieux et à stabiliser les dépenses, sans dire si cette stabilisation passe par un transfert vers les complémentaires. Il veut rééquilibrer le financement du modèle social pour qu'il ne repose plus uniquement sur le travail, sans nommer la CSG, la TVA sociale ni la taxe de solidarité additionnelle. La C3S figure parmi les impôts de production qu'il propose de baisser. Sa suppression priverait la protection sociale d'une recette, sans compensation indiquée.

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Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature le 3 mai 2026. Le programme revendiqué est « L'Avenir en commun », édition 2025, publié sur son site de campagne.

Il y inscrit le « 100 % Sécu » : le remboursement intégral des soins prescrits, et l'intégration des mutuelles dans la Sécurité sociale. Le verbe retenu est « intégrer ». Le programme ne dit ni le calendrier, ni le sort des institutions de prévoyance et des sociétés d'assurance, ni celui des réserves et des salariés du secteur. Dans le même chapitre, il abroge la hausse des franchises médicales de 2024. Son groupe s'est opposé, en 2025, à la contribution exceptionnelle de 2,25 % sur les organismes complémentaires, au motif qu'elle serait répercutée sur les assurés. Les deux positions coexistent dans les sources. Aucune ne les articule.

Sur les retraites, le texte restaure le droit de partir à 60 ans, abroge le report à 64 ans, indexe les pensions sur les salaires et soumet les dividendes à cotisation. Il ne reprend pas le nombre d'annuités, que le programme de 2017 fixait encore à quarante. Pour le grand âge, il construit un service public de la dépendance, crée des places en EHPAD publics et collectivise les établissements lucratifs. Le cinquième risque, nommé dans un livret de février 2024, n'apparaît plus dans l'édition 2025.

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Raphaël Glucksmann

Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature le 23 août 2026. Il est engagé dans la primaire du pôle socialiste, dont le premier tour se tient les 9 et 10 octobre 2026. L'accord fondateur prévoit un programme commun postérieur à la désignation. Le document « L'Acte I » de Place publique porte l'essentiel des propositions lues. Il n'est pas daté. Nous le classons parmi les positions, pas parmi les engagements présidentiels. La déclaration du 23 août ne contient aucune proposition sur l'assurance.

Il conserve le double système. Le chantier 25 prévoit de mutualiser les systèmes d'information entre assurance maladie obligatoire et complémentaires, afin de limiter les frais de fonctionnement. Le verbe retenu est « mutualiser ». Ce n'est pas une absorption. La « Sécurité sociale unique » du même chantier fusionne les régimes obligatoires, pas les complémentaires. Jérôme Guedj, dans la même primaire, a publié une contribution intitulée « Financement de notre santé : le temps de la Grande Sécu est-il venu ? ». Le corps de cette page n'a pas pu être lu. Nous n'imputons pas, sur ce seul titre, une absorption des mutuelles.

Sur les retraites, le programme et les déclarations divergent, et nous les donnons tous les deux. Place publique écrit que la réforme de 2023 « doit être abrogée » et que « certains doivent pouvoir partir à la retraite à 60 ans ». Le 24 août 2026, Raphaël Glucksmann rejette le retour à 60 ans et défend une différenciation par l'espérance de vie en bonne santé, plus tardive pour les cadres. Aucune source consultée ne les articule. Philippe Brun, dans la même primaire, propose un fonds de pension public de 15 milliards d'euros par an, géré par les syndicats, et écarte explicitement la capitalisation privée.

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Gabriel Attal

Gabriel Attal a officialisé sa candidature le 22 mai 2026. Un programme est publié, en quatre chantiers capitaux et deux dettes à résorber. Ni la santé, ni l'assurance, ni les risques climatiques n'y constituent un chantier.

La proposition la plus structurée porte sur les retraites. Il s'agit de supprimer l'âge légal, de ne garder que la durée de cotisation, avec « de vraies décotes et de vraies surcotes ». Il l'a dit sur RMC le 1er mai 2026, puis sur RTL le 1er juin. Il introduit une part de capitalisation. La mesure opérationnelle est le fléchage obligatoire de 50 % de l'intéressement et de la participation vers des plans d'épargne retraite, énoncé dans Les Échos du 17 juin 2026. Le 11 novembre 2025, il proposait un capital de 1 000 euros à la naissance, versé sur un compte de capitalisation géré jusqu'à 18 ans, abondable, au coût de 660 millions d'euros. Le 12 novembre 2025, il s'était abstenu sur l'article 45 bis du PLFSS 2026, qui suspendait la réforme de 2023. Aucune source consultée n'explicite ce passage.

Sur la santé, le programme de campagne ne dit rien du rôle des complémentaires. Il a voté, le 9 décembre 2025, en faveur de l'ensemble du PLFSS 2026, qui comporte une contribution exceptionnelle d'environ 1 milliard d'euros sur les organismes complémentaires. Un vote sur un texte global n'est pas une position sur les complémentaires. Il vise le retour à l'équilibre strict des comptes de la Sécurité sociale avant la fin du quinquennat, une « année blanche » gelant les prestations à compter de 2028, et un « plan d'action sévère » contre la dérive des arrêts maladie, sans en préciser le contenu. Cette mesure déplacerait, de fait, une part de la charge vers la prévoyance collective. Aucune source consultée n'indique qu'il ait abordé cette conséquence. Il refuse la TVA sociale employeur.

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Bruno Retailleau

Bruno Retailleau a été désigné candidat mi-avril 2026. Sept livrets thématiques des Républicains ont été publiés en 2026 sous sa présidence. Aucun n'est consacré à la santé, à la protection sociale, aux retraites ou aux risques climatiques. Le mot « assurance » n'apparaît qu'une fois dans ces livrets, à la proposition 6 du livret Agriculture. Le site de campagne n'a pas pu être consulté.

La proposition la plus lourde porte sur les retraites. Le livret « Produire plus », février 2026, crée un étage de retraite fondé sur l'épargne individuelle, complémentaire et volontaire, et un compte d'épargne retraite ouvert pour chaque actif, gouverné de manière paritaire, avec une cible de 1 000 milliards d'euros de capital productif. Le programme ne nomme ni le PER, ni les gestionnaires, ni le sort de l'épargne retraite existante. L'âge légal serait porté à 65 ans : c'est ce que LCP a publié le 19 juin 2026. Aucune durée de cotisation, aucun calendrier, n'accompagnent cette attribution. En septembre 2019, il déplorait encore que la classe moyenne n'ait pas les moyens de se tourner vers l'assurance privée. Les deux dates coexistent.

Sur la santé, la seule position documentée est la transformation de l'AME en aide médicale d'urgence. Aucune source consultée n'établit de position sur les complémentaires, les franchises, la grande Sécu ou la taxe de solidarité additionnelle. Le 26 août 2026, il défend le relèvement des dons exonérés jusqu'à 150 000 euros pour les moins de 30 ans, pendant trois ans, et la baisse des droits de succession. L'assurance vie n'est pas nommée.

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Xavier Bertrand

Xavier Bertrand a confirmé sa candidature le 27 août 2026, à la Rencontre des entrepreneurs de France. Ce pavé n'est pas une carte égale aux autres. Les deux articles de L'Argus de l'assurance de mars et avril 2024, et la vidéo de la REF, n'ont pas été lus. Ce qui suit est une cartographie de pistes, pas un relevé exhaustif. Il n'existe aucun programme publié. Il a annoncé vouloir tester ses idées jusqu'à fin décembre 2026.

La seule phrase de campagne captée sur les retraites est celle du 27 août : « Il faut avoir le courage de reprendre une réforme des retraites courageuse et juste. » La source est secondaire. Aucun paramètre ne l'accompagne : ni âge, ni durée, ni financement. En 2019, un titre lui attribuait 65 ans. En 2021-2022, un système mixte répartition et capitalisation, et un report de deux ans, figurent dans des sources encyclopédiques. Ces éléments n'ont pas été relus dans une source primaire de campagne.

Sur le climat, les titres de mars et avril 2024 parlent d'un ultimatum public aux assureurs sur les délais d'indemnisation des inondations des Hauts-de-France, de huit compagnies mises en cause, et d'un « name and shame ». Le contenu de l'ultimatum et la réponse des assureurs sont dans L'Argus, non lu. Aucune réforme du régime CatNat n'est documentée. Sur les complémentaires, la prévoyance, la dépendance, l'assurance vie, le courtage, aucune proposition documentée à ce jour.

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Marine Tondelier

Marine Tondelier est candidate. Elle est engagée dans une primaire de la gauche et des écologistes, annoncée pour le 11 octobre 2026. Le programme revendiqué est « Pour une prospérité écologique ». Cinq blocs n'ont pas été récupérés : les propositions 29, 30, 31, 36 et 18, qui portent sur le parcours de soin, l'accès aux soins, les retraites, le très grand âge et la finance. Nous ne les reconstituons pas.

La doctrine assurantielle documentée est climatique. Le programme crée une Caisse nationale de sécurité climatique, qui socialise la couverture des risques climatiques pour les résidences principales, intègre le fonds Barnier, le fonds trait de côte et le retrait-gonflement des argiles, et remplace la garantie CatNat par une cotisation climatique obligatoire, avec un volet de rachat des résidences principales appelées à être submergées. La gouvernance est publique. Les assureurs et mutuelles y sont représentés. Le programme interdit la construction neuve dans les territoires les plus exposés. Le 27 juillet 2026, un dossier de presse refuse que l'adaptation « conduise à une individualisation des risques où chacun paierait uniquement en fonction de son exposition ». Le 21 août 2026, aux Journées d'été, elle rattache à ce bloc la réforme du régime CatNat, l'indemnisation des pertes de récoltes et le retrait-gonflement des argiles. L'assurance récolte n'a pas de dispositif. La Caisse est bornée aux résidences principales.

Le 1er mai 2026, elle propose un congé climatique de cinq jours par an, indemnisé lorsque les autorités imposent des restrictions liées à un événement climatique. Le texte ne nomme ni le payeur, ni le véhicule, ni le montant, ni l'articulation avec les indemnités journalières ou la prévoyance collective. Le 26 août 2026, elle instaure une contribution de 10 % sur les héritages au-delà de 4 millions d'euros, et 10 % supplémentaires au-delà de 13 millions. Le pacte Dutreil et le démembrement sont nommément visés. L'assurance vie n'est pas nommée. Sur les complémentaires, les franchises, l'âge légal, le courtage, le contenu des cinq blocs manquants interdit de conclure.

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Dominique de Villepin

Dominique de Villepin n'a pas déclaré sa candidature. Il est pressenti. Les sources primaires suffisent pour ouvrir : quarante-sept chroniques signées, de juillet 2025 à août 2026, et un discours à la Sorbonne le 27 mars 2026. Il n'existe pas de programme présidentiel. Les formulations d'engagement des chroniques d'août 2026 restent des positions, tant que la candidature n'est pas officielle.

Le 4 décembre 2025, il envisage une « Grande Sécurité sociale », puis l'écarte : clarifier les rôles est « sans doute plus pertinent ». À l'assurance maladie, la prise en charge simple des soins essentiels. Aux complémentaires, « non pas un périmètre figé, mais la pleine liberté d'innover ». Cette clarification est couplée à un bouclier sanitaire limitant le reste à charge annuel selon le revenu. Le texte ne dit ni le seuil, ni le financeur du dépassement. Le 28 août 2026, il propose de basculer plus de 200 milliards d'euros de cotisations non contributives, famille, santé, handicap, vers la CSG.

Sur les retraites, le discours de la Sorbonne supprimerait l'âge légal au profit de la durée de cotisation, avec la pénibilité. Un fonds national de souveraineté et de solidarité ferait de chaque Français un actionnaire dès la naissance. En décembre 2025, ce fonds emportait encore un volet d'épargne retraite obligatoire, défiscalisée, à intérêts de 5 % garantis par l'État, puis un « rendement garanti » non chiffré. En août 2026, ce volet n'apparaît plus. Les trois formulations coexistent. Pour le grand âge, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie deviendrait une caisse de Sécurité sociale à part entière.

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En attente

Éric Zemmour (non déclaré ; corpus européen 2024 seulement). Fabien Roussel, François Ruffin, David Lisnard, Nicolas Dupont-Aignan, Karim Bouamrane : en veille, fiche dès qu'un corpus assurantiel documenté existe. Delphine Batho : dans la fiche Tondelier, pas une page à elle.

Comment citer

Nous citons cet observatoire ainsi : Cabinet Devorsine, « Observatoire 2027 : l'assurance dans la présidentielle », 31 août 2026, https://www.devorsine.com/publications/observatoire-2027.html