Dernière mise à jour : 31 août 2026.
Le programme officiel est structuré en propositions courtes, sans chiffrage détaillé. Les éléments assurantiels relevés sont soit périphériques, soit issus de déclarations hors programme. Le dernier ouvrage du candidat, Le prix de nos mensonges, paru le 4 juin 2025 chez JC Lattès, est catégorisé « Témoignages » par l'éditeur. Le texte intégral n'a pas été lu. Aucune proposition n'en est rapportée.
Le site elyseescope.com attribue au candidat des mesures précises, sans citer aucune source, aucune URL, aucune date. Rien n'en est repris ici.
Santé et complémentaire
Stabilisation des dépenses de santé
Le programme officiel énonce : « Stabiliser les dépenses de santé en dépensant mieux, en misant sur la prévention et les transformations technologiques plutôt que sur la seule hausse des moyens. » Page « Pour une France plus prospère », https://www.edouardphilippe.fr/priorites/pour-une-france-plus-prospere. Programme 2027, source primaire. Page non datée.
C'est le seul engagement santé du programme. Il pose un principe de non-progression des dépenses d'assurance maladie obligatoire. Le programme ne dit pas si cette stabilisation passe par un transfert vers les complémentaires. Il ne nomme ni le ticket modérateur, ni les franchises, ni les affections de longue durée, ni les organismes complémentaires.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Stabiliser la dépense de l'assurance maladie obligatoire, sans dire par quels instruments, laisse ouverte une frontière. Si la stabilisation se fait par un moindre remboursement, la charge se déplace vers le contrat complémentaire, donc vers les mutuelles, les institutions de prévoyance, les sociétés d'assurance et les courtiers qui les placent. Si elle se fait par la prévention et la technique, sans transfert, le marché complémentaire demeure ce qu'il est. Rien, dans le texte, ne sort de la concurrence.
Le texte ne permet pas de dire lequel de ces deux déplacements est retenu. Les complémentaires ne sont pas nommées.
Rééquilibrage du financement du modèle social
Le même programme énonce : « Rééquilibrer le financement du modèle social pour qu'il ne repose plus uniquement sur le travail et augmenter le salaire net des actifs. » Même page, engagement 2027.
Le programme ne nomme ni la CSG, ni la TVA sociale, ni la taxe de solidarité additionnelle. Aucune source consultée ne permet de dire quel prélèvement de substitution est envisagé.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Un financement du modèle social moins adossé au travail peut, selon le véhicule, toucher les ménages, la consommation ou le capital. La taxe de solidarité additionnelle, qui pèse sur les contrats complémentaires, n'est pas nommée. Rien n'en sort de la concurrence des contrats. Ce qui se déplacerait dépend du prélèvement de substitution.
Le texte ne permet pas de dire ce prélèvement. Nous n'inventons ni la CSG, ni la TVA sociale, ni un allègement de la TSA.
Contribution demandée aux retraités
Au meeting de l'Adidas Arena, le 5 juillet 2026, Édouard Philippe indique qu'il faudra dire aux « retraités qu'il faudra contribuer davantage au financement de notre système social », et pose l'ordre de priorité suivant : « baisser les dépenses sociales, supprimer les niches fiscales, avant d'augmenter les impôts ». Compte rendu du meeting sur le site officiel, https://www.edouardphilippe.fr/actualites/grand-meeting-edouard-philippe-adidas-arena. Le texte consulté est une page de restitution éditée par l'équipe de campagne, non une transcription intégrale.
Le vecteur exact de cette contribution, CSG, cotisation maladie sur les pensions ou désindexation, n'est pas précisé. Cet énoncé coexiste avec le moratoire « pas de nouvel impôt sur le quinquennat » du programme. Aucune source consultée ne lève cette ambiguïté.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Une contribution accrue des retraités au financement social pèse d'abord sur les pensions publiques. Si le vecteur est une CSG ou une cotisation maladie, le revenu net des retraités diminue, ce qui peut, de fait, réduire la capacité à alimenter une assurance vie ou une complémentaire. Si le vecteur est une désindexation, l'effet passe par le niveau de pension. Rien n'en sort de la concurrence.
Le texte ne permet pas de dire le vecteur. Les organismes d'assurance ne sont pas nommés.
Baisse de la C3S, contribution sociale de solidarité des sociétés
Le programme propose de « Conclure un pacte fiscal inédit avec les entreprises : 50 Md€ de baisses d'impôts de production contre 50 Md€ d'aides publiques improductives en moins. » La C3S figure parmi les impositions ciblées, aux côtés de la CVAE et de la CFE. Page programme citée. Le détail des impositions visées est précisé par une source secondaire, Public Sénat, 6 novembre 2025, https://www.publicsenat.fr/actualites/economie/entreprises-un-deal-a-250-milliards-deuros-sur-un-quinquennat-que-represente-la-proposition-dedouard-philippe.
La C3S est affectée au financement de la protection sociale. Aucune source consultée n'indique par quoi le candidat propose de compenser cette perte.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Supprimer la C3S allège un impôt de production des entreprises, y compris des organismes d'assurance qui y sont assujettis. Dans le même temps, elle prive la protection sociale d'une recette. Rien n'en sort de la concurrence des contrats. Ce qui se déplace, c'est une ressource des comptes sociaux, sans compensation écrite.
Le texte ne permet pas de dire si cette perte serait reportée sur d'autres prélèvements, sur le périmètre de l'assurance maladie obligatoire, ou laissée en déficit. Un report vers l'obligatoire pourrait, de fait, presser le complémentaire. Rien de cela n'est écrit.
Sur le rôle des complémentaires santé, la grande Sécu et l'étatisation de la complémentaire, l'ANI de 2013 et la complémentaire santé collective obligatoire, les contrats responsables, le 100 % Santé, la taxe de solidarité additionnelle, le ticket modérateur, les franchises médicales, les affections de longue durée, l'aide médicale d'État, la complémentaire santé solidaire, ainsi que l'hôpital et le financement hospitalier, aucune proposition documentée à ce jour.
Trois leviers santé, formation médicale, prévention et intelligence artificielle, ont été rapportés à l'occasion du congrès régional d'Horizons à Reims, le 10 mai 2026, par une source secondaire dont la fiabilité éditoriale n'a pas été vérifiée, info.fr, 11 mai 2026. L'agenda officiel d'Horizons confirme l'événement et ne mentionne aucun contenu santé. Nous ne publions pas ces citations comme une proposition. Un plan contre les déserts médicaux, présenté à Matignon le 13 octobre 2017, n'est repris par aucune source de la campagne 2027. Nous ne le présentons pas comme une position actuelle.
Retraite, prévoyance et dépendance
Pilier de capitalisation représentant 10 à 15 % des pensions d'ici quinze ans
Le programme officiel énonce : « Garantir l'équilibre de notre système de retraites pour protéger les générations futures : travailler plus tout en prenant en compte la diversité des carrières, créer un pilier de capitalisation à 10-15 % des pensions d'ici quinze ans, confier la gestion du régime à l'équilibre aux partenaires sociaux. » Page « Pour une France plus prospère », engagement 2027. C'est la proposition la plus directement assurantielle du corpus.
Le programme ne précise ni le véhicule, PER, fonds de pension ou régime collectif, ni le caractère obligatoire ou facultatif, ni les gestionnaires, assureurs, sociétés de gestion ou paritarisme.
La position est antérieure au programme écrit. Sur France Inter, le 4 juin 2025 : « Il faut mettre en place un système de capitalisation qui n'a pas vocation à remplacer complètement la répartition, mais qui doit venir compléter le système. » Cible évoquée : 15 % du montant des retraites, modèle inspiré de l'Allemagne. Source secondaire : politiquematin.fr, 4 juin 2025. L'enregistrement France Inter n'a pas pu être consulté. À l'été 2026, la cible de 15 % est réaffirmée, avec la formule « ça prendra du temps mais c'est indispensable », Journal du Net, 21 août 2026, source secondaire. Le chiffrage est passé de « 15 % » à une fourchette « 10-15 % » dans le programme écrit, avec un horizon explicité à quinze ans.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Un pilier de capitalisation représentant 10 à 15 % des pensions, en quinze ans, ouvrirait un flux d'épargne retraite d'une ampleur que le marché français de la retraite supplémentaire n'a pas connue. Rien n'en sort de la répartition obligatoire, que le candidat dit vouloir compléter et non remplacer. Ce qui peut demeurer dans la concurrence, ce sont les contrats existants, à condition que le nouveau pilier s'y adosse ou s'y ajoute. Ce qui se déplace, c'est une part des pensions futures vers un capital géré.
Le texte ne permet pas de dire le véhicule, ni si l'adhésion serait obligatoire ou facultative, ni qui gérerait : assureurs, sociétés de gestion, fonds paritaires. De ce silence dépend presque tout le marché : un PER distribué par les courtiers n'est pas un fonds unique à gestion publique. Nous n'inventons aucun de ces véhicules.
Allongement de la durée d'activité, sans âge affiché
Le programme de 2026 demande de « travailler plus tout en prenant en compte la diversité des carrières ». Il n'affiche aucun âge légal.
En septembre 2021, Édouard Philippe disait que « la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans ». Source secondaire : Sud Radio, 18 août 2026, citant une déclaration de 2021. Fin mai 2026, sur France Inter, il déclare que « nous devrons tous travailler un peu plus longtemps », mais « peut-être pas uniformément pour tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans », et refuse d'abandonner le cadre de l'âge légal. Source secondaire : LCP, 19 juin 2026. Le 4 juin 2025, il oppose à tout abaissement : « Toutes celles et ceux qui racontent que l'on peut baisser l'âge de départ à la retraite sont dans le déni du réel » (politiquematin.fr, enregistrement France Inter non consulté).
Le déplacement entre 2021 et 2026, d'une cible d'âge chiffrée et uniforme vers une formule sans âge affiché, est documenté. Les sources consultées ne permettent pas de dire s'il s'agit d'un changement de fond ou de présentation. Aucune proposition documentée à ce jour quant à l'abrogation, la suspension ou le maintien en l'état de la réforme de 2023.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Un allongement de la durée d'activité, sans âge publié, allonge la période pendant laquelle les salariés cotisent à la prévoyance collective et alimentent une épargne retraite. Rien n'en sort de la concurrence des contrats privés. Ce qui se déplace, c'est le calendrier de liquidation, plus tardif, et donc la durée de constitution d'un capital.
Le texte ne permet pas de dire l'âge, ni le sort de la réforme de 2023, ni l'effet sur les barèmes d'invalidité et de décès. Les organismes assureurs ne sont pas nommés.
Gestion de l'équilibre du régime confiée aux partenaires sociaux
Le programme officiel confie « la gestion du régime à l'équilibre aux partenaires sociaux ». Engagement 2027, même page. Aucune précision consultée sur le périmètre, les pouvoirs ou les mécanismes de pilotage.
Le texte ne dit pas si cette gouvernance couvre le seul régime de base, ou aussi le pilier de capitalisation.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Si la phrase ne vise que le régime par répartition, elle déplace un pilotage public vers le paritarisme, sans faire sortir un contrat privé du marché. Si elle s'étend au pilier de capitalisation, les gestionnaires du nouveau flux d'épargne seraient d'abord les partenaires sociaux, et les assureurs n'y entreraient que par délégation. Ce qui peut demeurer dans la concurrence dépend de ce périmètre.
Le texte ne permet pas de dire ce périmètre. Nous n'attribuons aux partenaires sociaux que ce que la phrase écrit : la gestion de l'équilibre.
Renforcement des jours de carence non indemnisés
Déclarations à l'AFP le 27 août 2026, en amont du débat des candidats à l'université d'été du Medef : « mettre fin à l'open bar des arrêts de travail » ; « L'évolution actuelle des arrêts de travail liés à la maladie, c'est, en valeur, une augmentation de presque 40 % entre 2019 et 2025 ». Mesures évoquées : renforcement des jours de carence non indemnisés ; création d'un délai incompressible de trois, cinq ou six mois entre un arrêt maladie et une rupture conventionnelle. Interview AFP, source secondaire de première main journalistique, deux relais concordants : LCP, 27 août 2026 ; AFP via actu.orange.fr. Position 2024-2026, hors programme écrit.
Le texte ne dit pas le nombre de jours de carence visé, ni si les obligations conventionnelles de maintien de salaire seraient modifiées.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Un renforcement des jours de carence non indemnisés par l'assurance maladie obligatoire déplace, de fait, une part de la charge vers la prévoyance collective : maintien de salaire conventionnel et contrats d'entreprise, sauf modification parallèle des obligations. Mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d'assurance qui portent le risque arrêt de travail verraient s'allonger la période à leur charge. Les courtiers qui placent ces régimes auraient à en réviser garanties et tarification.
Aucune source consultée n'indique qu'Édouard Philippe ait abordé cette conséquence. Le texte ne permet pas de dire si les conventions collectives seraient ajustées, ni qui, de l'employeur, de l'organisme assureur ou du salarié, porterait in fine les jours ajoutés.
Indemnisation du chômage limitée à douze mois pour les moins de 50 ans
Le 27 août 2026, même interview AFP : « Sur l'assurance chômage, ma direction c'est de faire comme l'Allemagne. Douze mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans. » LCP et AFP, URLs citées supra. Position 2024-2026. L'assurance chômage est un régime public, Unédic, distinct du marché de l'assurance privée.
Le texte ne dit pas l'articulation avec la prévoyance perte d'emploi privée, ni avec les garanties chômage des emprunteurs.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Raccourcir l'indemnisation publique du chômage laisse, de fait, une période plus longue à la charge du ménage ou d'un contrat privé, s'il en existe un. Rien n'en sort de la concurrence des garanties perte d'emploi, lorsqu'elles existent. Ce qui peut se déplacer, c'est un besoin de couverture vers l'assurance emprunteur et vers quelques contrats de prévoyance.
Le texte ne permet pas de dire cet effet. L'assurance privée n'est pas nommée.
Sur les PER nommément désignés, le régime fiscal de l'épargne retraite, un fonds de pension nommément désigné, la prévoyance collective, l'invalidité et le décès hors l'effet indirect des arrêts de travail, le cinquième risque, le grand âge, la dépendance et la perte d'autonomie, aucune proposition documentée à ce jour. La page du programme consacrée aux âges de la vie traite de politique familiale, d'éducation et de protection de l'enfance, et ne comporte aucune mention du grand âge ou de la dépendance.
Risques climatiques et agricoles
Doublement du Fonds vert, sans volet assurantiel
Le programme, page « Pour une France plus conquérante », https://www.edouardphilippe.fr/priorites/pour-une-france-plus-conquerante, inscrit des mesures d'adaptation : « Adapter les villes face au réchauffement : climatisation des lieux accueillant des personnes fragiles, doublement du Fonds vert » ; souveraineté énergétique par le nucléaire ; prix du carbone aux frontières ; « Rendre aux Français l'accès à l'eau en lançant un plan baignade national » ; augmentation des plantations d'arbres par levée de règles d'urbanisme restrictives. Engagement 2027.
Le doublement du Fonds vert est le seul instrument financier public de résilience climatique identifié. Il ne s'agit pas du fonds Barnier, qui n'est pas mentionné. Aucune de ces mesures ne nomme l'assurance, l'indemnisation, le régime CatNat ou la constructibilité en zone à risque.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Un doublement du Fonds vert finance l'adaptation physique des collectivités. Il ne fait sortir aucun contrat du marché, et n'y en fait entrer aucun. Ce qui pourrait se déplacer, si la prévention réduit la sinistralité, c'est le coût des événements naturels pour les assureurs et pour la Caisse centrale de réassurance.
Le texte ne permet pas de dire cet effet. Ni le régime CatNat, ni la surprime, ni la CCR, ni le fonds Barnier ne sont nommés. Nous ne publions pas une position assurantielle que le programme n'écrit pas.
Sur le régime CatNat, la surprime, la Caisse centrale de réassurance, l'assurabilité des territoires, le retrait-gonflement des argiles, la submersion marine, le recul du trait de côte, le fonds Barnier, l'assurance récolte, la multirisque climatique agricole, les calamités agricoles, la sécheresse, les incendies, ainsi que l'urbanisme en zone à risque, aucune proposition documentée à ce jour.
Le volet agricole du programme existe et demeure exclusivement compétitif et structurel : « Renforcer la compétitivité de notre agriculture : zéro surtransposition agricole, grand plan de transmission et de modernisation, création de 100 territoires de souveraineté alimentaire, inscription du développement agricole dans la Charte de l'environnement. » Page « Pour une France plus prospère ». Ni l'assurance récolte, ni la multirisque climatique agricole, ni le régime des calamités agricoles n'y figurent. La page « Pour une France plus sûre » traite de justice, de narcotrafic, d'immigration et de défense, sans catastrophe naturelle. Le manifeste d'Horizons, dernière modification métadonnée du 1er novembre 2024, n'a aucun passage sur les catastrophes naturelles ou l'assurance.
Biens et responsabilité
Rien de documenté à ce stade.
Transmission et épargne
Relèvement des plafonds d'exonération des donations et défense du pacte Dutreil
Le 27 août 2026, dans la même interview AFP, Édouard Philippe dit vouloir « augmenter les plafonds d'exonération fiscale des donations pendant les trois premières années du quinquennat » et favoriser la transmission anticipée du patrimoine du vivant. Sur le pacte Dutreil : « Il faut arrêter à intervalles réguliers de remettre en cause l'existence du pacte Dutreil. » Dépêche AFP, deux relais concordants, URLs citées supra. Position 2024-2026. Une corroboration figure au comparateur de la Fondation iFRAP, https://www.ifrap.org/comparateurs/presidentielles-2027, comparateur sans dates ni URL sources, valeur de corroboration seulement.
Aucune source consultée ne mentionne l'assurance vie, ni l'article 990 I, ni l'article 757 B du code général des impôts.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
La fiscalité des donations et le pacte Dutreil déterminent une part des arbitrages de transmission, donc de la collecte en assurance vie et des montages de transmission d'entreprise. Relever ces plafonds déplace, de fait, une fraction du patrimoine vers le don du vivant, au détriment ou au complément du dénouement par décès. Rien n'en sort de la concurrence des contrats. Ce qui peut y demeurer, c'est l'assurance vie comme enveloppe, si le régime successoral dérogatoire n'est pas touché.
Le texte ne permet pas de dire ce sort. L'assurance vie n'est pas nommée. Nous n'écrivons pas une réforme des articles 990 I et 757 B que le candidat n'a pas écrite.
Moratoire normatif et fiscal
Le programme énonce : « Sceller un moratoire normatif et fiscal : pas de nouvelle norme et de nouvel impôt sur le quinquennat. » Page « Pour une France plus prospère », engagement 2027.
Le programme n'applique pas cet énoncé au secteur de l'assurance. Il ne nomme ni la taxe spéciale sur les conventions d'assurance, ni la taxe de solidarité additionnelle, ni la surprime CatNat. Cet énoncé coexiste avec l'annonce, au meeting du 5 juillet 2026, qu'il faudra demander aux retraités de « contribuer davantage au financement de notre système social ». Les deux ne sont pas articulés.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Le programme énonce un moratoire général. Il ne nomme aucun instrument du secteur de l'assurance. Appliquer cet énoncé à la TSCA, à la TSA ou à la surprime CatNat serait une déduction. Nous ne la publions pas comme une position du candidat.
Le texte ne permet pas de dire ce qui sortirait de la concurrence, ni ce qui s'y déplacerait, parmi les contrats, les courtiers ou les organismes. Aucun n'est nommé.
Union européenne des marchés de capitaux
Le programme propose de « Construire une union européenne des marchés de capitaux capable de rivaliser avec les géants américains. » Même page, engagement 2027.
Le programme ne mentionne ni Solvabilité II, ni les assureurs, ni l'assurance vie comme canal de financement.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
L'union des marchés de capitaux est le cadre européen qui conditionne l'orientation de l'épargne, y compris assurantielle, vers le financement des entreprises, et qui nourrit les discussions sur la calibration de Solvabilité II. Le lien est structurel, et il n'est pas écrit. Rien, dans la phrase, ne sort de la concurrence ni n'y entre.
Le texte ne permet pas de dire un effet sur les fonds euros, sur les unités de compte ou sur la distribution. Les assureurs ne sont pas nommés.
Sur l'assurance automobile obligatoire, la non-assurance, le FGAO, le prix des assurances et le pouvoir d'achat assurantiel, l'assurance habitation, la TSCA, la fiscalité de l'assurance vie, l'assurance emprunteur, la loi Lemoine, le droit à l'oubli, la réglementation du courtage, la DDA, l'ORIAS, l'autorégulation, la régulation ACPR, Solvabilité II, la mutualisation et la discrimination tarifaire, l'assurance construction et décennale, les risques cyber, l'assurance des élus et des collectivités, la désassurance, l'assurance des entreprises, la résiliation infra-annuelle, l'indemnisation des victimes, la fraude à l'assurance, ainsi que la garantie émeutes, aucune proposition documentée à ce jour.
Ce que nous n'avons pas pu vérifier
Un article de franceinfo daté du 8 décembre 2025, titré « "C'est mort, ça ne passera pas" : la position d'Édouard Philippe sur le budget de la Sécurité sociale agace les macronistes », n'a pas pu être consulté, l'accès étant bloqué. Aucune proposition n'est rapportée à ce titre.
N'ont pas non plus été accessibles, pendant la collecte : AEF Info, L'Argus de l'assurance, APMnews, France 24, Le Quotidien du Médecin. Les articles originaux des Échos, du Parisien et du Télégramme n'ont été consultés que par la restitution qu'en fait le site de campagne. L'enregistrement France Inter du 4 juin 2025 n'a pas pu être consulté. Le débat du Medef du 29 août 2026 n'est pas couvert. La rubrique publications du site d'Horizons n'a pas pu être atteinte. Le livre Le prix de nos mensonges n'a pas été lu.
Journal
31 août 2026 : première version.