Candidature officialisée le 22 mai 2026 à Mur-de-Barrez (Aveyron).
Programme : un programme est publié sur le site de campagne, structuré en quatre chantiers capitaux (École, Travail et salaires, Frontières, Intelligence artificielle) et deux dettes à résorber (finances publiques et dette écologique). Ni la santé, ni l'assurance, ni la protection sociale complémentaire, ni les risques climatiques assurantiels n'y constituent un chantier identifié. https://attalpresident.fr/programme
Dernière mise à jour : 31 août 2026.
Gabriel Attal a été ministre délégué chargé des Comptes publics, puis Premier ministre en 2024. Plusieurs mesures assurantielles ont été prises sous ses fonctions. Nous les datons. Nous ne les présentons pas comme des engagements de 2027.
Plusieurs entretiens (Les Échos, Le Parisien, Le Télégramme, RTL, France Info) n'ont été consultés que via la restitution qu'en fait le site officiel de campagne, les articles d'origine étant payants ou inaccessibles. Ces items sont signalés « via le site officiel ».
Santé et complémentaire
Vote sur le PLFSS 2026
Scrutin n° 4696 du 9 décembre 2025, sur l'ensemble du PLFSS 2026 en nouvelle lecture : Gabriel Attal a voté pour. Scrutin n° 4595 du 5 décembre 2025, deuxième partie en nouvelle lecture : pour. Scrutin n° 3597 du 8 novembre 2025, deuxième partie en première lecture : pour.
Position 2025, votes à l'Assemblée nationale. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/4696
Ce PLFSS 2026 comporte une contribution exceptionnelle d'environ 1 milliard d'euros sur les organismes complémentaires, votée le 4 décembre 2025. Source secondaire : Previssima, 8 décembre 2025. Ni Gabriel Attal ni le groupe EPR n'y sont nommément cités.
Il s'agit d'un vote sur un texte global, non d'une position exprimée sur les complémentaires. Aucune prise de position personnelle sur le rôle des organismes complémentaires, la grande Sécu, les contrats responsables, le 100 % Santé ou la taxe de solidarité additionnelle n'a pu être documentée, ni sur le site de campagne, ni dans les restitutions de ses entretiens.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Le vote ne permet pas de dire une doctrine sur le marché de la complémentaire. Une contribution exceptionnelle sur les cotisations pèse, de fait, sur mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d'assurance. L'imputer à Gabriel Attal comme un engagement de campagne serait détourner la portée d'un scrutin d'ensemble. Nous le référençons, nous le datons, nous n'en faisons pas un programme.
Doublement des franchises médicales de 2024
Le doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires est entré en vigueur le 31 mars 2024, par décret publié au Journal officiel le 17 février 2024 : franchise sur les boîtes de médicaments portée de 0,50 à 1 euro, franchise transport de 2 à 4 euros, plafond journalier de 4 à 8 euros, participations forfaitaires portées à 2 puis 3 euros. Économie attendue d'environ 800 millions d'euros par an. La mesure avait été annoncée par le président de la République le 17 janvier 2024.
Élément historique, mesure prise sous le gouvernement Attal. Source secondaire : Paymed. https://www.paymed.pro/doublement-franchises-medicales/. La source primaire, décret au Journal officiel, n'a pas été consultée directement.
En juillet 2026, le gouvernement a annoncé un doublement du plafond annuel des franchises de 100 à 200 euros, avant de renoncer partiellement à cette mesure. Aucune prise de position de Gabriel Attal sur cette annonce n'a pu être documentée. LCP, 24 juillet 2026, https://lcp.fr/actualites/franchises-medicales-ce-qui-va-changer-apres-les-annonces-du-gouvernement-439936, ne le mentionne pas.
Nous ne présentons pas le doublement de 2024 comme un engagement de 2027.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Les franchises médicales ne sont, en règle générale, pas prises en charge par les contrats responsables. Le doublement de 2024 a laissé la charge sur le ménage, sans la transférer aux organismes complémentaires. Aucune position de campagne 2027 n'a été lue sur ce paramètre. Le texte de 2024 ne permet pas de dire un engagement présidentiel, ni un déplacement de marché vers les mutuelles, les institutions de prévoyance ou les sociétés d'assurance.
Réforme de l'aide médicale d'État, annoncée en 2024
Le 30 janvier 2024, dans sa déclaration de politique générale : « Je tiendrai l'engagement de ma prédécesseure de réformer l'aide médicale d'État. Nous le ferons avant l'été par voie réglementaire, avec une base qui est connue : le rapport Evin-Stefanini. »
C'est un élément historique, tiré de la déclaration de politique générale du 30 janvier 2024. Source primaire : https://www.info.gouv.fr/discours/declaration-de-politique-generale-du-gouvernement
Aucune position 2026 documentée sur l'AME. Nous ne présentons pas cette phrase comme un engagement de 2027.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
L'aide médicale d'État est une prestation publique. Sa réforme, sur la base du rapport Evin-Stefanini, ne dessine pas un marché pour les complémentaires. Le texte ne permet pas de dire un effet sur mutuelles, institutions de prévoyance ou sociétés d'assurance, ni sur la distribution.
Équilibre des comptes de la Sécurité sociale et année blanche
Engagement 2027 : « Retour à l'équilibre strict des comptes de la Sécurité sociale avant la fin du quinquennat » ; « année blanche » gelant temporairement les prestations sociales à compter de 2028, « tout en protégeant les petites retraites » ; exclusion de toute hausse d'impôt sur le quinquennat.
Entretien au Parisien des 2 et 3 juillet 2026, via le site officiel. https://attalpresident.fr/actualites/dans-le-parisien-gabriel-attal-vise-le-zero-deficit-en-2037
Doctrine associée, France Info, 18 juin 2026, via le site officiel : « Notre modèle de protection sociale, il est payé par ceux qui travaillent et ils financent de plus en plus ceux qui ne travaillent pas. »
Le texte, tel que restitué, ne dit pas quelles prestations sont visées par l'année blanche, hors la protection des petites retraites. Il ne nomme ni un transfert vers les complémentaires, ni la CSG, ni la taxe de solidarité additionnelle. Pour l'hôpital, aucune proposition documentée à ce jour dans la campagne 2027.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Une contraction de la répartition obligatoire ouvre, de fait, un espace au marché, si les prestations maladie ou les indemnités journalières sont dans le gel. Le candidat ne le dit pas. Le texte ne permet pas d'affirmer un déplacement vers la complémentaire santé ou vers la prévoyance collective. Il ne permet pas davantage de dire le sort des organismes complémentaires.
Sur le rôle des complémentaires, la grande Sécu, l'ANI de 2013, les contrats responsables, le 100 % Santé, la taxe de solidarité additionnelle, la complémentaire santé solidaire et l'hôpital en campagne 2027, aucune proposition documentée à ce jour.
Retraite, prévoyance et dépendance
Suppression de l'âge légal de départ, durée de cotisation, décotes et surcotes
Première formulation documentée, RMC, 1er mai 2026 : « qu'il n'y a plus d'âge légal » ; « des vraies décotes et des vraies surcotes et donc ça donne de la liberté aux gens ». Source secondaire : Econostrum, 2 mai 2026. https://econostrum.info/retraite-attal-lage-legal-de-depart-capitalisation/
Reformulation sur RTL le 1er juin 2026, via le site officiel : « Je propose de supprimer l'âge légal de départ, de ne garder que la durée de cotisation. Vous partez très tôt, vous avez peu. Vous partez plus tard, vous avez plus. » https://attalpresident.fr/actualites/gabriel-attal-rtl-autorite-ecole-retraites-rassemblement-campagne
Confirmation par LCP le 19 juin 2026 : « Le sujet n'est plus de savoir si c'est 62, 63, 64 ans », et « de vraies décotes et de vraies surcotes ». https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-qui-propose-quoi-sur-les-retraites-437864
C'est un engagement 2027. Le texte ne dit ni la durée de cotisation retenue, ni le barème des décotes et des surcotes, ni le sort des carrières longues, ni celui des régimes spéciaux.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Supprimer l'âge légal et ne garder que la durée de cotisation individualise le moment de la liquidation. Ceux qui partent tôt touchent moins. Ceux qui restent touchent plus. Un marché de l'épargne retraite vit de cet écart entre le besoin et la pension. Le candidat ne nomme pas, dans ces déclarations-là, le véhicule qui porterait cet écart. Le texte ne permet pas de dire le volume qui entrerait dans la concurrence, ni celui qui demeurerait dans la seule répartition.
Part de capitalisation dans le système de retraite
Il défend l'introduction de la retraite par capitalisation. Entretien aux Échos du 17 juin 2026, via le site officiel. https://attalpresident.fr/actualites/gabriel-attal-appelle-a-une-rupture-economique-dans-les-echos
Le 1er mai 2026, sur RMC, il déclarait déjà que « la capitalisation dans notre système de retraite sera bon pour la pension des retraités », « bon pour les salaires, parce que c'est moins de cotisations qu'on a à payer pour un système public par répartition », « bon pour notre économie parce que ça finance aussi l'innovation, l'entreprenariat ». Source secondaire : Econostrum, 2 mai 2026.
Le texte ne nomme ni le caractère obligatoire ou facultatif de cet étage, ni les gestionnaires, ni le poids visé dans les pensions. Une source secondaire attribue au candidat les mots « assurance vie, PER ou véhicules équivalents » et reconnaît elle-même ne citer aucune déclaration directe. Nous ne la retenons pas comme engagement.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
L'introduction d'une part de capitalisation ouvre un marché. Le texte ne dit pas qui le porte, assureurs, sociétés de gestion ou fonds de pension. Ce qui peut entrer dans la concurrence dépend du véhicule. Ce qui peut en sortir dépend du caractère obligatoire. Ni l'un ni l'autre n'est écrit. Nous ne substituons pas un PER à une phrase qui ne le nomme pas.
Fléchage obligatoire de 50 % de l'intéressement et de la participation vers des plans d'épargne retraite
« le fléchage obligatoire de 50 % de l'intéressement et de la participation des salariés vers des plans d'épargne retraite ».
C'est un engagement 2027, tiré de l'entretien aux Échos du 17 juin 2026, via le site officiel. Même URL.
Le véhicule est nommé par le candidat : le plan d'épargne retraite. Le texte, tel que restitué, ne dit ni la liberté de choix du salarié sur le gestionnaire, ni le cadre fiscal, ni le sort de la fraction non fléchée, ni l'articulation avec le PEE.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Le véhicule est nommé. Le fléchage obligatoire de la moitié de l'intéressement et de la participation alimenterait, de fait, la collecte des PER, aujourd'hui portés pour une large part par les assureurs. Les courtiers en protection sociale et en épargne salariale verraient le flux se déplacer d'un compartiment, intéressement, participation, PEE, vers un autre, le PER. Ce qui sort de la liberté d'allocation du salarié, c'est la moitié du flux. Ce qui peut y demeurer, c'est le choix du plan et du gestionnaire, si ce choix est conservé. Le texte ne le dit pas.
Capital de 1 000 euros à la naissance
Proposition formulée le 11 novembre 2025 : versement par l'État de 1 000 euros à chaque nouveau-né sur un compte de capitalisation géré jusqu'à ses 18 ans, abondable par les parents et grands-parents avec déductibilité fiscale. Coût annuel cité : 660 millions d'euros. Mesure reprise dans le discours de meeting du 30 mai 2026.
Sources secondaires : Europe 1, 11 novembre 2025 ; Journal du Net. Reprise en meeting, 30 mai 2026.
Le compte est un compte de capitalisation. Le texte ne nomme ni l'assurance vie, ni le PER comme véhicule de ce versement. La déductibilité fiscale des abondements est énoncée, sans barème.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Un compte de capitalisation ouvert à la naissance, abondable et fiscalement déductible, est un produit d'épargne longue. S'il était géré par des assureurs, il entrerait dans le marché de l'assurance vie ou de l'épargne retraite. S'il était géré par l'État ou par un opérateur public unique, il en sortirait. Le texte ne nomme pas le gestionnaire. Le texte ne permet pas de dire ce qui entrerait dans la concurrence, ni ce qui y demeurerait.
Abstention sur la suspension de la réforme des retraites de 2023
Scrutin n° 3684 du 12 novembre 2025, sur l'article 45 bis du PLFSS 2026, c'est-à-dire la suspension de la réforme des retraites : Gabriel Attal s'est abstenu. Le texte a été adopté par 255 voix pour, 146 contre et 104 abstentions. Le groupe Ensemble pour la République s'est majoritairement abstenu, 67 abstentions sur 92.
Position 2025, vote personnel. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/3684
Il annonce ensuite « une nouvelle réforme des retraites » parmi ses réformes structurelles. Le Parisien, 2 et 3 juillet 2026, via le site officiel.
Il s'abstient sur la suspension de la réforme de 2023 en novembre 2025, puis propose six mois plus tard un système sans âge légal, soit l'abandon du paramètre même que la réforme de 2023, dont il fut le porte-parole du gouvernement au moment de son adoption, avait déplacé de 62 à 64 ans. Aucune source consultée ne le voit expliciter cette évolution.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Un vote d'abstention sur une suspension de calendrier ne dessine pas un marché. La proposition ultérieure de supprimer l'âge légal, elle, le fait, et elle est traitée plus haut. Le scrutin ne permet pas de dire une doctrine assurantielle.
Plan d'action sévère contre la dérive des arrêts maladie
Le 14 juin 2023, alors ministre délégué aux Comptes publics, il alerte sur « l'augmentation extrêmement importante » des dépenses d'indemnités journalières, « de 7,9 % », et présente une projection de passage des indemnités journalières de 15 à 23 milliards d'euros d'ici la fin du quinquennat. Source secondaire : Public Sénat, 14 juin 2023. https://www.publicsenat.fr/actualites/sante/gabriel-attal-alerte-sur-lexplosion-du-nombre-darrets-maladie. Élément historique, daté.
Engagement 2027 : « s'attaquant aux dépenses d'arrêts maladie jugées hors de contrôle » (Les Échos, 17 juin 2026, via le site officiel) ; « un plan d'action sévère contre la dérive des arrêts maladie », sans mesures précisées (Le Parisien, 2 et 3 juillet 2026, via le site officiel).
Aucune source consultée ne précise si ce plan passerait par un allongement du délai de carence, un plafonnement des indemnités journalières ou un transfert de charge vers la prévoyance collective.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Le contenu du plan n'est pas précisé. Un durcissement des indemnités journalières de la Sécurité sociale déplacerait, de fait, une part du risque vers la prévoyance collective, donc vers les institutions de prévoyance, les mutuelles et les assureurs qui portent les contrats d'entreprises, ainsi que vers les courtiers qui les placent. Gabriel Attal n'aborde pas cette conséquence. Le texte ne permet pas de dire le véhicule, ni le calendrier, ni l'articulation avec les obligations de maintien de salaire.
« Droit au brut » et réduction des cotisations salariales
« L'écart entre le net et le brut est devenu un scandale français ! Aujourd'hui, un salarié touche à peine plus de la moitié de ce que verse son patron. » Objectif : 250 euros nets de plus par mois pour un salaire médian. Financement : baisse des coûts du modèle social, gains de productivité de l'intelligence artificielle, réduction directe des cotisations salariales, et refus explicite de la TVA sociale employeur.
C'est un engagement 2027, rapporté par Le Télégramme le 22 juillet 2026 et Les Échos le 17 juin 2026, via le site officiel.
L'équation de bouclage n'est explicitée dans aucune source consultée. La compensation des recettes perdues par l'assurance maladie et par la branche vieillesse n'est pas documentée.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Réduire les cotisations salariales retranche une ressource de la protection sociale obligatoire. Si cette ressource n'est pas remplacée, le périmètre couvert peut se contracter, et une part de besoin se déplacer vers la complémentaire santé, la prévoyance ou l'épargne retraite. Le candidat refuse la TVA sociale, refuse toute hausse d'impôt et vise l'équilibre strict des comptes sociaux. Le texte ne permet pas de dire lequel de ces trois termes cède, ni ce qui entrerait dans le marché.
Sur la prévoyance collective, l'invalidité, le décès, le financement de la dépendance, la branche autonomie et un cinquième risque, aucune proposition documentée à ce jour pour la campagne 2027. En janvier 2024, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités a confirmé qu'un projet de loi sur le grand âge serait voté avant la fin de l'année. Public Sénat, 24 janvier 2024. L'article ne comporte aucune citation directe de Gabriel Attal, et le sujet est absent de sa déclaration de politique générale. Nous ne le lui imputons pas.
Risques climatiques et agricoles
Modernisation du régime CatNat, janvier 2024
Le 30 janvier 2024, dans sa déclaration de politique générale : « Nous ferons évoluer le régime de catastrophe naturelle pour le moderniser et éviter que certains assureurs n'abandonnent les territoires les plus à risques. »
C'est un élément historique, tiré de la même déclaration de politique générale. Source primaire : https://www.info.gouv.fr/discours/declaration-de-politique-generale-du-gouvernement. Reprise identifiée par L'Argus de l'assurance, article non consultable.
Le rapport Langreney, Le Cozannet et Mérad sur l'assurabilité des risques climatiques a été remis le 2 avril 2024 sous le gouvernement Attal. Il préconise le rééquilibrage financier du régime et l'étude d'une modulation de la cotisation CatNat selon les aléas de chaque zone. https://www.economie.gouv.fr/actualites/rapport-mieux-assurer-francais-changement-climatique. Ce rapport n'est pas une position personnelle du candidat.
Aucune des 29 actualités de campagne recensées entre avril et août 2026 n'aborde le régime CatNat, la surprime, la CCR, le fonds Barnier, le retrait-gonflement des argiles, la submersion marine, le recul du trait de côte ou l'urbanisme en zone à risque. Nous ne présentons pas la phrase de janvier 2024 comme un engagement de 2027.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
La phrase de 2024 vise le maintien des assureurs sur les territoires exposés, donc une logique de mutualisation par l'obligation, pas par la modulation tarifaire. Ce qui sortirait de la liberté de souscription, c'est la faculté d'abandonner un territoire. Ce qui demeurerait dans la concurrence, c'est le contrat dommages aux biens, sous contrainte de présence. Le texte de 2024 ne dit ni le véhicule, ni la compensation, ni le rôle de la CCR. Non réactivé en campagne, il ne permet pas de lire une doctrine 2027.
Assurance récolte, bilan de 2024
Le 30 janvier 2024 : « Nous avons adopté une réforme de l'assurance récolte sans précédent avec un budget historique. » Formulation de bilan, portant sur la réforme de la multirisque climatique entrée en vigueur au 1er janvier 2023, adoptée avant sa prise de fonctions.
C'est un élément historique, tiré de la même déclaration de politique générale.
Les annonces du 26 janvier 2024 aux agriculteurs (fonds d'urgence MHE, gazole non routier, filière bio, inondations, PAC) relèvent de la solidarité budgétaire. https://www.info.gouv.fr/actualite/des-mesures-en-faveur-du-monde-agricole. Aucune ne modifie l'architecture assurantielle, ni la subvention de prime, ni les seuils de l'indemnité de solidarité nationale.
Aucune proposition documentée à ce jour sur l'assurance récolte en campagne 2027. Nous ne présentons pas le bilan de 2024 comme un engagement présidentiel.
Deux plans 2027 sont documentés sans aucune composante assurantielle : le plan eau d'Argelès-sur-Mer, le 10 août 2026, et l'adaptation aux canicules du 25 juin 2026, « droit à la climatisation ». Sources : site officiel de campagne. Ces pages ne traitent ni d'assurance, ni d'indemnisation, ni de prévention formalisée des risques.
Mon analyse sur l'impact vis-à-vis des courtiers et des assureurs
Un bilan de réforme déjà en vigueur ne déplace pas le marché. Les fonds d'urgence de janvier 2024 se substituent, de fait, à l'assurance pour les sinistres visés, le temps de la crise. Ils ne redessinent ni le contrat, ni la distribution. Le texte de campagne ne permet pas de dire une doctrine 2027.
Sur le régime CatNat en campagne 2027, la surprime, la CCR, le fonds Barnier, le retrait-gonflement des argiles, la submersion marine, le recul du trait de côte, l'urbanisme en zone à risque et l'assurance récolte 2027, aucune proposition documentée à ce jour.
Biens et responsabilité
Rien de documenté à ce stade.
Transmission et épargne
Rien de documenté à ce stade.
Ce que nous n'avons pas pu vérifier
L'Argus de l'assurance, article sur le discours de politique générale et le régime CatNat : identifié, non consultable.
Compte X du candidat, post sur les retraites : non consulté.
Articles originaux des Échos, du Parisien, du Télégramme, du JDD et du Monde : connus seulement par la restitution du site de campagne.
Le livre « En homme libre », paru le 23 avril 2026 : non consulté.
News Assurances Pro, L'Assurance en Mouvement, APMnews, Espace Social Européen : non exploités.
Décret au Journal officiel sur le doublement des franchises : source primaire non ouverte.
Journal
31 août 2026. Première version.