Une multirisque entreprise (MRE) regroupe en un seul contrat les garanties dommages, perte d'exploitation et responsabilité civile. Si vos locaux brûlent, elle indemnise la reconstruction. Si votre activité s'arrête trois mois, elle compense la perte de chiffre d'affaires. Si vous causez un dommage à un tiers, elle le prend en charge.
C'est le contrat socle de toute entreprise qui possède des murs, du stock ou des machines. Mais la plupart des MRE sont mal calibrées : garanties standards qui ne couvrent pas les vrais risques de votre secteur, franchises inadaptées, exclusions découvertes le jour du sinistre.
Ce que couvre une MRE : et ce qu'elle ne couvre pas
Les trois blocs obligatoires
- Dommages aux biens. Incendie, explosion, dégât des eaux, vol, vandalisme, bris de machines, événements climatiques. La valeur déclarée détermine l'indemnisation : si vous sous-estimez, la règle proportionnelle réduit votre remboursement.
- Perte d'exploitation. L'assureur indemnise la marge brute perdue pendant l'interruption d'activité, dans la limite d'une durée contractuelle (12, 18 ou 24 mois). Le point critique est la période d'indemnisation : trop courte, vous ne redémarrez pas.
- Responsabilité civile exploitation. Dommages corporels, matériels et immatériels causés aux tiers dans le cadre de votre activité. Plafond de garantie et étendue varient fortement selon les contrats.
Les extensions qui changent tout
- Bris de machines. Indispensable si vous avez un outil de production. Une presse qui casse, c'est l'arrêt de la chaîne.
- Cyber-risques. La MRE de base ne couvre pas les ransomwares. Extensions nécessaires pour toute entreprise qui stocke des données clients.
- Marchandises en cours de transport. Hors des murs, vos stocks ne sont pas couverts par défaut.
Pourquoi la plupart des MRE sont sous-calibrées
Les PME achètent souvent une MRE sur étagère, avec des capitaux forfaitaires qui n'ont aucun rapport avec la réalité de leurs risques. Résultat : le jour du sinistre, l'indemnisation ne couvre pas la remise en état.
Un exemple concret : un atelier de 600 m² assuré pour 200 000 € en valeur de reconstruction. Après un incendie, le devis de reconstruction est de 320 000 €. L'assureur applique la règle proportionnelle : il indemnise (200/320) = 62,5 % du sinistre. Le reste est pour l'entreprise.
Selon la Fédération Française de l'Assurance (2023), une PME sur trois est sous-assurée sur son poste dommages aux biens.
Nantes : trois risques spécifiques
Le tissu économique nantais : construction navale, agroalimentaire, logistique, numérique : expose les entreprises à des sinistres spécifiques :
- Proximité océanique. Tempêtes et inondations plus fréquentes que dans les terres. La garantie tempête est standard, mais les franchises peuvent être élevées en zone exposée.
- Risque industriel concentré. Les zones d'activité portuaire et les sites Seveso créent un risque de domino. Votre assureur doit connaître votre voisinage industriel.
- Locaux anciens. Le bâti nantais historique (île de Nantes, centre-ville) implique des contraintes de reconstruction que les contrats standards ignorent.
Ce que le Cabinet Devorsine vérifie avant de proposer une MRE
- Adéquation des capitaux déclarés à la valeur réelle de reconstruction ou de remplacement
- Durée de la période d'indemnisation en perte d'exploitation
- Franchises par événement climatique en zone océanique
- Extensions nécessaires selon votre secteur (bris de machine, cyber, transport)
- Mise en concurrence de 5 à 8 compagnies sur cahier des charges identique
Un audit ne coûte rien. Un contrat mal calibré peut coûter votre entreprise.
Prenez une heure. Nous regardons vos contrats, nous chiffrons l'écart entre ce que vous avez et ce dont vous avez besoin, et nous vous disons si ça vaut le coup de changer. Si la réponse est non, vous repartez avec la certitude que vous êtes bien couvert.