Cabinet Devorsine · Prise de position · S1 2026

La protection sociale n'est pas une charge à subir. C'est un actif à piloter.

Mutuelle, prévoyance, retraite : les régimes collectifs vont peser plus lourd dans les budgets d'entreprise. Le Pôle Protection sociale prend position : cette dérive se pilote, et bien pilotée, elle devient un avantage concurrentiel sur le marché du recrutement. Une conviction argumentée, chiffres à l'appui.

Pôle
Protection sociale
Périmètre
50 à 1 000 salariés · France
Édition
Premier semestre 2026
Lire notre position
Trois statuts d'information dans cette prise de position Donnée publique sourcée Estimation de marché publiée Lecture du Cabinet Devorsine
01

Notre lecture, en cinq points

La protection sociale collective change de nature : d'obligation administrative à coût maîtrisé, elle devient une ligne de charge en croissance structurelle, et simultanément un levier RH de plus en plus stratégique. Cette double bascule fonde notre position, et notre façon d'accompagner dirigeants, DAF et DRH.

1

Une dynamique haussière structurelle, pas conjoncturelle

Les cotisations santé collectives ont progressé d'environ 22 % sur cinq ans, après une période 2013‑2020 où la hausse moyenne se limitait à 1,8 % par an. Le rythme a atteint 8,2 % en 2024 selon la DREES[2]. Le désengagement de la Sécurité sociale, la dérive technique de la prévoyance et l'évolution démographique forment un trépied durable.

2

Le PLFSS 2026 confirme la bascule vers les complémentaires

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 instaure une contribution exceptionnelle de 2,05 % sur les cotisations des organismes complémentaires, calibrée pour rapporter un milliard d'euros[6]. S'y ajoutent 400 M€ de transferts sur le champ hospitalier et 600 M€ sur les indemnités journalières[7]. La Mutualité Française anticipe des hausses moyennes de 4,7 % sur les contrats collectifs en 2026[1].

3

La sinistralité prévoyance reste sous tension

Les institutions de prévoyance ont accumulé 1,3 milliard d'euros de pertes sur les garanties prévoyance depuis 2014[3]. La part des arrêts longs (plus de 90 jours) représente désormais 57 % du volume total contre 48 % en 2019. Les risques psychosociaux sont devenus la première cause des arrêts longs en 2024. L'abaissement du plafond IJSS de 1,8 à 1,4 SMIC en avril 2025 reporte mécaniquement du coût vers les régimes d'entreprise[8].

4

Sur un marché du travail tendu, la protection sociale détermine l'attractivité

La moitié des entreprises ayant cherché à recruter des cadres en 2023 jugent l'opération difficile selon l'Apec[12]. La qualité du régime est désormais un critère explicite d'acceptation et de rétention, particulièrement chez les cadres, les jeunes diplômés et les secteurs en tension. L'absentéisme jeune progresse, dont 22 % pour souffrance psychologique chez les moins de 30 ans[19].

5

Un risque de conformité souvent sous‑estimé

À la pression budgétaire s'ajoute un risque conventionnel, fiscal, social et réglementaire rarement piloté : catégories objectives, contrat responsable, DUE, articulation avec la branche, conformité aux PLFSS successifs. Un défaut de conformité peut entraîner la requalification du régime et la perte des exonérations sociales, dont l'impact dépasse souvent celui d'une hausse tarifaire annuelle.

Aller à l'essentiel

Vous voulez situer votre régime face à cette double bascule ?

Échanger avec un expert
02

Pourquoi cette question se pose maintenant

Pendant deux décennies, la protection sociale collective a été traitée comme une obligation administrative à coût maîtrisé. Cette époque est révolue. Trois forces convergentes, aucune conjoncturelle, transforment ce poste en variable d'ajustement durable des comptes d'entreprise.

Force 1

La pression budgétaire structurelle

Les cotisations santé ont changé de régime de croissance : de 1,8 % par an en moyenne sur 2013‑2020 à un rythme multiplié par plus de trois depuis 2020. La DREES mesure 46,5 Md€ de cotisations santé en 2024, +8,2 % sur un an[2]. Sur la prévoyance, 1,3 Md€ de pertes accumulées depuis 2014[3].

Force 2

Le désengagement de la Sécurité sociale

Progressif, cumulatif, il s'accélère : part de la Sécurité sociale dans les soins passée de 80,1 % à 79,4 % entre 2020 et 2024[4], déploiement du 100 % santé, et surtout PLFSS 2026 avec sa contribution exceptionnelle d'un milliard d'euros sur les complémentaires[6].

Force 3

Un marché du travail qui exige davantage

Le turnover se situe autour de 15 % en France[11]. La moitié des entreprises jugent difficile le recrutement de cadres[12]. Les avantages sociaux, dont la protection sociale est la composante la plus structurante, pèsent désormais dans la décision d'accepter un poste et d'y rester.

Encadré data · trois chiffres pour situer la dynamique
46,5 Md€
Cotisations santé collectées par les complémentaires en 2024, soit +8,2 % en un an.
22 %
Hausse cumulée des cotisations santé sur cinq ans.
1 Md€
Taxe exceptionnelle 2026 sur les complémentaires inscrite au PLFSS.

Sources : DREES 2025, Mutualité Française, PLFSS 2026.

Qui est concerné

Le périmètre couvre les entreprises de 50 à 1 000 salariés, confrontées simultanément aux trois forces. Au sein de l'entreprise, quatre fonctions sont en première ligne : la direction financière, qui arbitre les hausses face aux autres postes de charge ; la direction des ressources humaines, qui orchestre marque employeur, onboarding et dialogue social ; le comité de direction, qui assume la trajectoire de la masse salariale chargée ; les partenaires sociaux, qui négocient et scrutent l'évolution des garanties.

«
Le regard du Cabinet Devorsine

La question n'est plus de savoir si le poste va peser plus lourd dans le compte d'exploitation, mais comment transformer ce poids en levier.

Pôle Protection sociale · Cabinet Devorsine
03

État des lieux factuel

Le marché de la protection sociale collective se lit en trois sous‑ensembles aux dynamiques propres : la complémentaire santé, la prévoyance, la retraite supplémentaire. Tous trois sont posés ici sur la base des sources publiques et des baromètres de marché.

Figure 1 · Donnée publique
La croissance des cotisations santé a décroché
Taux de croissance annuel des cotisations santé des organismes complémentaires, comparé à la moyenne 2013‑2020.
Source : DREES, rapports successifs sur les organismes complémentaires (données 2022‑2024). Moyenne 2013‑2020 : Mutualité Française.
Figure 2 · Donnée publique
Le poids des trois piliers, en flux annuel
Cotisations annuelles 2023, en milliards d'euros. La retraite supplémentaire collective se mesure surtout en encours (126 Md€).
Source : DREES 2024‑2025, CTIP, cahier statistique 2024.

La dynamique de coûts

Sur la prévoyance collective, la dérive technique est plus ancienne et plus profonde que sur la santé : 1,3 milliard d'euros de pertes accumulées depuis 2014 selon le CTIP[3]. Les déterminants sont structurels : vieillissement de la population active, emploi des seniors, allongement de la durée des arrêts, montée des risques psychosociaux. La hausse de 11 % des cotisations prévoyance en 2023 résulte d'une combinaison non récurrente et ne signe pas un retour à l'équilibre durable.

La sinistralité des arrêts de travail est le moteur principal. Les indemnités journalières maladie de la Sécurité sociale ont crû de 6,7 % par an en moyenne entre 2019 et 2024, contre 3,7 % entre 2014 et 2019[15]. Cette accélération se répercute mécaniquement sur les régimes complémentaires d'entreprise.

Figure 3 · Estimation de marché
Absentéisme et part des arrêts longs progressent ensemble
Taux d'absentéisme (panel WTW) et part des arrêts de plus de 90 jours dans le volume total, 2019‑2024.
Source : WTW, 7ᵉ baromètre absentéisme 2025 (1 952 entreprises, 432 000 salariés). Confirmé par APICIL, Observatoire des arrêts de travail 2025.

Le désengagement progressif de la Sécurité sociale

C'est la section centrale. Sur les dépenses de santé, la part de la Sécurité sociale est passée de 80,1 % en 2020 à 79,4 % en 2024[4]. Le reste à charge des ménages atteint 292 € par habitant en 2024 contre 276 € en 2023. Sur les arrêts de travail, l'abaissement du plafond IJSS de 1,8 à 1,4 SMIC depuis avril 2025 reporte un différentiel vers la prévoyance d'entreprise, avec un impact chiffré par WTW à 8 à 14 % de hausse de coût[9].

Figure 4 · Donnée publique
Le 100 % santé : un transfert massif et acquis
Optique, dentaire, audiologie : qui paie ? Part des complémentaires et reste à charge des ménages, 2018 vs 2022.
Source : DREES, La complémentaire santé, édition 2024 (données 2018‑2022).
Encadré data · le 100 % santé en chiffres
61 %
des dépenses optique, dentaire, audiologie financées par les complémentaires en 2022 (contre 54 % en 2018).
21 %
de reste à charge des ménages sur ces trois postes en 2022 (contre 32 % en 2018).

Le contexte RH et la perception des salariés

C'est la rencontre de la pression budgétaire avec un marché du travail durablement tendu qui rend le sujet stratégique. Près de 45 % des ruptures de contrat ont lieu dans la première année, ce qui place l'intégration au cœur de la fidélisation. Pour une entreprise de 500 salariés avec un turnover de 15 %, l'enjeu économique direct atteint plusieurs centaines de milliers d'euros par an. La détresse psychologique au travail concernerait environ un salarié sur deux[13] ; chez les moins de 30 ans, 22 % des arrêts le sont pour souffrance psychologique, 6 points de plus qu'en 2019[19].

Encadré data · le poids des avantages sociaux dans le choix d'un employeur
50 %
des entreprises jugent les recrutements de cadres difficiles (Apec 2023).
15 %
de turnover moyen en France, jusqu'à 30 % dans le numérique (INSEE).
45 %
des ruptures de contrat surviennent dans la première année (DARES).
Lire vos propres chiffres

Et si vous regardiez la sinistralité réelle de votre régime ?

Échanger avec un expert
04

Analyse approfondie

Si la protection sociale collective est un actif RH, l'argument se décompose en trois leviers distincts, qui n'ont ni la même temporalité ni le même mécanisme d'effet.

Levier 1 · en recrutement

Attractivité

Une mutuelle complète, une prévoyance qui couvre largement les pertes de revenus, un PER abondé sont cités, demandés, comparés par les candidats. Pour un cadre qui hésite entre deux offres au salaire proche, l'écart de régime peut peser plusieurs points dans la décision. L'effet est plus marqué chez les profils qualifiés et avec charge familiale.

Levier 2 · dans la durée

Fidélisation

La rétention ne se joue pas uniquement sur les avantages sociaux, mais ils nourrissent le sentiment de protection global. Un arrêt correctement indemnisé, un soin lourd couvert, une téléconsultation efficace pour un enfant : chaque moment construit un attachement à l'employeur que peu de dispositifs égalent.

Levier 3 · au quotidien

Engagement

Réseaux de soins, second avis médical, prévention, accompagnement santé mentale : chaque usage est un point de contact entre le salarié et la politique RH. À condition d'être connus, accessibles et bien intégrés à la communication interne, ces services nourrissent une perception de soin de l'entreprise.

Segmentation par taille d'entreprise

Lecture du Cabinet Devorsine. Sélectionnez un segment.

Caractéristiques du régime

Régime quasi systématiquement standard, accord de branche structurant, contrat groupe ouvert de l'assureur, peu ou pas de données de sinistralité exploitables, dépendance forte au courtier ou au réseau de l'assureur.

Marges de manœuvre

Sécurisation de la conformité (catégories objectives, contrat responsable, DUE à jour), mise en concurrence triennale, optimisation à coût constant, activation des services existants.

Enjeu principal

Sécuriser les fondamentaux et faire vivre le régime existant pour qu'il devienne un argument RH explicite plutôt qu'un dû implicite.

Caractéristiques du régime

Régime hybride entre standard et sur‑mesure, premier vrai diagnostic possible, accès à des données de sinistralité, marges de négociation tarifaire émergentes.

Marges de manœuvre

Audit conformité approfondi, mise en concurrence structurée, début de personnalisation des garanties, activation ciblée des services à forte valeur perçue.

Enjeu principal

Construire une politique de protection sociale cohérente avec la stratégie RH globale et professionnaliser le pilotage.

Caractéristiques du régime

Régime piloté ou pilotable, contrats sur‑mesure accessibles, comité de suivi possible, données de sinistralité disponibles, capacité à intégrer le régime au reporting RH.

Marges de manœuvre

Pilotage avancé, gouvernance dédiée, sur‑mesure assumé, intégration au discours marque employeur, leviers de prévention, articulation avec la politique RSE.

Enjeu principal

Faire de la protection sociale un facteur de différenciation employeur, mesurable, gouverné et communiqué.

Segmentation par profil sectoriel

La jauge indique l'intensité relative de la pression sinistralité / tension RH. Lecture du Cabinet Devorsine.

Industrie

Sinistralité prévoyance souvent élevée (pénibilité, âge moyen). Conventions structurantes, mais marges sur la prévoyance complémentaire et la retraite. Concurrence croissante sur les talents techniques.

Pression

BTP

Convention collective dense, sinistralité physique forte, difficulté de recrutement structurelle. La protection sociale joue un rôle important dans la stabilisation des compagnons.

Pression

IT et numérique

Sinistralité maladie modérée mais montée des risques psychosociaux. Turnover élevé, parfois supérieur à 30 %. Argument de package essentiel, en concurrence avec l'épargne salariale.

Pression

Santé et services à la personne

La plus forte sinistralité d'absentéisme et les plus fortes tensions de recrutement. WTW mesure un taux d'absentéisme de 8,5 % sur ce secteur en 2024[9].

Pression

Services et tertiaire de bureau

Sinistralité plus modérée mais forte évolution des attentes sur la santé mentale, la flexibilité, l'accompagnement personnel. Transformation des régimes la plus rapide.

Pression

Transport et logistique

Sinistralité élevée, pénibilité forte, démographie vieillissante. Pèse lourdement sur la prévoyance.

Pression

Quatre facteurs expliquent la dynamique haussière

Ils n'appellent pas les mêmes réponses : les distinguer est utile aux directions financières.

1

Démographie salariée

Vieillissement, emploi des seniors, allongement de la durée d'activité accroissent mécaniquement la consommation de soins et la fréquence des arrêts longs[3].

2

Innovations médicales coûteuses

Médicaments onéreux, dispositifs innovants, techniques chirurgicales sophistiquées alimentent une inflation médicale spécifique qui se diffuse dans les comptes des régimes santé.

3

Transferts réglementaires

100 % santé, revalorisations conventionnelles, ajustements hospitaliers, PLFSS 2026 : une trajectoire continue de transferts vers les complémentaires.

4

Santé mentale et TMS

Les risques psychosociaux représentent 36 % des arrêts longs en 2024 contre 32 % en 2023[9]. Les TMS constituent environ un tiers des dossiers d'arrêts longs[16].

«
Le regard du Cabinet Devorsine · dynamique de coûts à 3 ans
4 à 6 %
de dérive annuelle à provisionner · 2026‑2028

Sur l'horizon 2026‑2028, les directions financières doivent provisionner une dérive de la masse salariale chargée d'au moins 4 à 6 % par an au titre de la protection sociale collective, en consolidant santé, prévoyance et retraite. Toute trajectoire qui sous‑estime cette dérive expose à des arbitrages tardifs et coûteux.

05

Implications opérationnelles

Chaque fonction doit s'approprier le sujet à sa manière. Leur articulation distingue les entreprises qui pilotent de celles qui subissent.

DAF
Direction financière
  • Passer à une lecture pluriannuelle des cotisations : trajectoire 2026‑2028 glissante, intégrant transferts attendus et effet d'âge du portefeuille.
  • Intégrer la sinistralité au pilotage : ratio prestations/cotisations, arrêts longs, postes de consommation dans le reporting de gestion.
  • Arbitrer en optimisation, pas en réduction aveugle : préserver les garanties qui contribuent à l'attractivité.
DRH
Ressources humaines
  • Intégrer au discours marque employeur : régime, spécificités et services dans les fiches de poste, la page carrière, les supports de recrutement.
  • Faire de l'onboarding un temps fort : expliciter la valeur réelle des garanties au‑delà de la signature du bulletin d'adhésion.
  • Communiquer en continu : contextualiser les services aux moments de vie pour réactiver un régime sous‑utilisé.
COMEX
Comité de direction
  • Créer un comité de pilotage protection sociale, 2 à 4 fois par an, associant DAF, DRH et courtier, qui documente les décisions.
  • Inscrire 3 à 5 indicateurs au reporting comex : S/P, recours aux services, arrêts longs, satisfaction, coût chargé par salarié.
  • Articuler avec la RSE : la protection sociale est un pilier du volet social, légitime en communication externe.
Retour de terrain

Une ETI industrielle d'environ 600 salariés, confrontée à un turnover de 18 % sur ses fonctions techniques, a refondu son régime en 2023 : enrichissement santé sur l'hospitalisation et la santé mentale, PER d'entreprise abondé, communication systématique sur les services associés. Sur deux exercices, le coût chargé par salarié a progressé de 4,2 % par an, dans la moyenne du marché. Le retour sur investissement de la refonte est estimé positif au bout de 18 mois.

−4 pts
de turnover sur les fonctions techniques
73 %
des nouveaux entrants citent la qualité du régime parmi les éléments d'attractivité
06

Huit recommandations actionnables

Hiérarchisées en priorité et en horizon. Un plan pertinent ne déploie pas les huit en parallèle : il les séquence. Le Cabinet Devorsine accompagne cette priorisation.

Filtrer
01

Auditer son régime sous l'angle « actif RH »

Au‑delà du technique (couverture, cotisations, sinistralité), intégrer une lecture RH : que perçoivent les salariés ? Quels services sont utilisés ? Quels écarts avec les attentes des candidats ? Préalable rarement conduit en interne.

Priorité hauteHorizon 6 mois
02

Provisionner la dérive technique à 3 ans

Inscrire au plan budgétaire une dérive structurelle de 4 à 6 % par an sur la masse salariale chargée. Cette provision évite les arbitrages tardifs et facilite le dialogue avec le COMEX et les partenaires sociaux.

Priorité hauteHorizon immédiat
03

Conduire un audit de conformité

Conventionnelle, fiscale, sociale, réglementaire. Quatre points : catégories objectives (décret 2021‑1002), contrat responsable, actes juridiques (DUE, accord) et articulation branche, cohérence PLFSS. Le risque dépasse souvent une hausse tarifaire annuelle.

Priorité hauteHorizon immédiat
04

Mettre en concurrence tous les 3 ans

Une mise en concurrence structurée n'est pas un acte de défiance : c'est un outil de pilotage normal qui teste compétitivité tarifaire, qualité de service et pertinence des garanties, avec un cahier des charges précis.

Priorité moyenneHorizon 12 à 18 mois
05

Repenser la grille de garanties

À la lumière des attentes générationnelles : santé mentale, médecines douces, accompagnement parental, aide aux aidants, optique nouvelle génération. Arbitrer en redéployant à coût constant, non en additionnant.

Priorité moyenneHorizon 12 mois
06

Activer les leviers de pilotage

Téléconsultation, prévention, second avis, parcours santé mentale sont presque toujours inclus mais sous‑utilisés : taux de recours souvent sous 15 %, alors qu'il pourrait dépasser 40 % avec une communication adaptée.

Priorité moyenneHorizon 6 à 12 mois
07

Intégrer la protection sociale au discours RH

Onboarding, marque employeur, communication interne, fiches de poste. Coût marginal faible, effet important sur la perception du package. Le meilleur ratio impact sur effort de la liste, lançable dès cette année.

Priorité hauteHorizon immédiat
08

Structurer la gouvernance

Pour les entreprises de plus de 250 salariés : comité de pilotage trimestriel ou semestriel et indicateurs au reporting comex transforment un sujet épisodique en objet de pilotage régulier.

Priorité moyenneHorizon 12 mois
Synthèse · comment séquencer
Activable immédiatement
Plan d'action 2026‑2027
Priorité haute
02 · Provisionner la dérive technique
03 · Audit de conformité
07 · Intégrer au discours RH
01 · Audit « actif RH » (6 mois)
·
Priorité moyenne
·
04 · Mise en concurrence
05 · Refonte des garanties
06 · Activation des services
08 · Structuration de la gouvernance
Passer à l'action

Quelles recommandations prioriser pour votre entreprise ?

Échanger avec un expert
Outil

Évaluez l'exposition de votre régime en deux minutes

Cinq questions pour situer votre exposition aux transferts SS et PLFSS 2026, et identifier les chantiers prioritaires. Une lecture indicative, à confirmer par un diagnostic du Cabinet.

1 · Quel est votre effectif ?
2 · Votre secteur connaît‑il une sinistralité ou une tension RH élevée ?
3 · Quand votre contrat santé ou prévoyance arrive‑t‑il à échéance ?
4 · Vos actes juridiques (DUE, accord collectif) et catégories objectives ont‑ils été revus depuis 2022 ?
5 · Avez‑vous reçu ou anticipez‑vous une hausse supérieure à 6 % ?
·
Votre lecture d'exposition
En attente de vos réponses

Répondez aux cinq questions ci‑contre pour obtenir une lecture indicative de votre exposition et les chantiers à prioriser.

    07

    Comment le Cabinet Devorsine vous accompagne

    Une approche volontairement intégrée : technique sur la conception et la négociation, RH sur l'activation, financière sur le pilotage de la trajectoire à trois ans. Cinq situations dans lesquelles prendre contact a du sens.

    Situation 1

    Renouvellement à venir d'un régime santé ou prévoyance

    Le bon moment est six à neuf mois en amont, non à réception de la proposition. Le Cabinet constitue le cahier des charges, organise la mise en concurrence et restitue une analyse permettant un arbitrage éclairé.

    Situation 2

    Hausse tarifaire reçue ou anticipée supérieure à 6 %

    Une hausse au‑dessus du marché peut signaler une sinistralité défavorable ou un défaut de pilotage. Le diagnostic doit être posé avant d'accepter. Le Cabinet le conduit en deux à trois semaines.

    Situation 3

    Refonte de la politique RH avec volet attractivité

    La protection sociale est un levier rare à activer pleinement par les seules ressources internes. Le Cabinet apporte la lecture technique et la connaissance du marché pour calibrer un régime cohérent avec l'ambition RH.

    Situation 4

    Croissance externe ou intégration post‑acquisition

    L'harmonisation des régimes est juridiquement et socialement délicate. Conduite sans accompagnement, elle génère des coûts cachés. Le Cabinet sécurise l'opération et accompagne le dialogue social.

    Situation 5

    Doute sur la conformité du régime

    Actes juridiques non revus depuis 2022, conformité aux catégories objectives non validée, évolution PLFSS récente : un audit ciblé sécurise le bénéfice des exonérations, avec une restitution claire des points d'exposition.

    Pour aller plus loin

    Une grille de lecture rapide de votre régime

    À partir de vos garanties, de votre démographie et de vos taux de cotisations : qualité de la couverture, exposition aux risques, équilibre financier. Trente minutes d'échange suffisent.

    Échanger avec un expert
    Les modalités · cinq temps d'intervention
    01
    Audit

    Lecture technique, lecture RH et contrôle de conformité du régime existant.

    02
    Conseil

    Recommandations personnalisées et co‑construction du cahier des charges.

    03
    Mise en concurrence

    Consultation structurée des organismes pertinents, analyse comparative.

    04
    Déploiement

    Marketing, communication, réunions d'information, permanences multisites.

    05
    Pilotage

    Reporting de sinistralité, comité de suivi, activation des services.

    L'engagement du Pôle Protection sociale

    Notre façon de travailler

    Trop d'entreprises vivent encore la protection sociale collective comme une charge subie, dont la trajectoire haussière est encaissée d'année en année sans véritable pilotage. Cette posture est devenue intenable.

    Notre engagement : ramener la complexité de la protection sociale à quelque chose de compréhensible et d'actionnable. Un conseil indépendant, une lecture technique sans jargon, un pilotage à trois ans, et une attention particulière aux entreprises intermédiaires, qui n'ont ni les ressources des grands groupes ni la simplicité des PME pour gérer ces enjeux en interne.

    Cabinet Devorsine Pôle Protection sociale · depuis 1909

    Combien payez-vous pour quoi ?

    Un échange avec un expert le dit en moins d'une heure.

    Parler avec un expert

    Cette prise de position s'appuie exclusivement sur des sources institutionnelles françaises (DREES, ACPR, Sécurité sociale, INSEE, DARES, Apec, CTIP), des travaux parlementaires (PLFSS 2025 et 2026), des cahiers statistiques de fédérations (CTIP, Mutualité Française) et des baromètres publiés par des acteurs identifiés (WTW, APICIL, Malakoff Humanis). Aucune donnée chiffrée n'a été reprise sans vérification de sa source primaire. Les estimations de marché sont systématiquement attribuées et distinguées des données publiques. Périmètre : entreprise de 50 à 1 000 salariés du secteur privé, France métropolitaine. Le sujet des dirigeants TNS fera l'objet d'une publication dédiée. Document à visée informative, ne constitue pas un conseil personnalisé.

    1. [1]Mutualité Française, communiqués sur les hausses tarifaires 2026, décembre 2025.
    2. [2]DREES, Rapport 2025 sur la situation financière des organismes complémentaires, données 2024.
    3. [3]CTIP, Cahier statistique des institutions de prévoyance, éditions 2024 et 2025.
    4. [4]DREES, Les dépenses de santé en 2024, Comptes de la santé édition 2025.
    5. [5]DREES, La complémentaire santé : acteurs, bénéficiaires, garanties, édition 2024.
    6. [6]LFSS 2026, article 7, adoptée le 16 décembre 2025. Legifrance.
    7. [7]Direction de la Sécurité sociale, intervention de P. Pribile, AJIS, octobre 2025.
    8. [8]LFSS 2025, plafonnement IJSS à 1,4 SMIC, en application au 1ᵉʳ avril 2025.
    9. [9]WTW France, 7ᵉ baromètre absentéisme, septembre 2025 (1 952 entreprises, 431 981 salariés).
    10. [10]LFSS 2026, article 81, application au 1ᵉʳ septembre 2026.
    11. [11]INSEE / DARES, mouvements de main‑d'œuvre des salariés du privé, 2024.
    12. [12]Apec, Pratiques de recrutement de cadres 2024.
    13. [13]Malakoff Humanis, Baromètre santé au travail 2025, juin 2025.
    14. [14]DREES, Rapport 2024 sur les organismes complémentaires, données 2023.
    15. [15]Direction de la Sécurité sociale, dynamique des indemnités journalières, éditions 2024‑2025.
    16. [16]APICIL / Groupe JLO, Observatoire des arrêts de travail, 4ᵉ édition, octobre 2025.
    17. [17]DREES / Sécurité sociale, indicateurs de pénétration du panier 100 % santé, 2024.
    18. [18]Apec, volume de recrutements de cadres 2024.
    19. [19]Études santé au travail, arrêts pour souffrance psychologique chez les moins de 30 ans, 2024.